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Un étudiant français expulsé du Canada 0

Par Bertrand Gosselin

SHERBROOKE - 

Un étudiant français sera expulsé du Canada pour avoir commis une série de délits.

Rarement, pour ne pas dire jamais, le juge Paul Dunnigan s’est-il retrouvé en face d’un individu aussi défiant et arrogant que l’a été Sofien Okba la semaine dernière.

Le jeune homme de 22 ans avait été arrêté le 25 décembre dernier après que le système d’alarme de l’Université de Sherbrooke eût alerté la sécurité d’une anomalie dans ces murs.

Okba et deux complices avaient pénétré par effraction dans des locaux où ils devaient mettre la main sur des portables. Leur plan a toutefois échoué.

Sourire aux lèvres lorsqu’interrogé par le magistrat sur le pourquoi de ce délit, Okba a répliqué : « C’était le plan parfait, monsieur le juge ».

Le magistrat a alors rappliqué : C’est aussi le plan parfait pour moi de vous condamner à six jours de prison ».

En plus de ce délit, Jofien Okba s’est avoué coupable de deux vols à l’étalage commis le même jour chez Simmons puis au Super C.

Chez Simmons, il avait volé une paire de jeans d’une valeur de 235 $ et un manteau de haut de gamme. Arrêté, puis relâché le même jour, il s’était rendu au Super C où il avait volé de la viande.

Jofien Okba était représenté par Me Karine Poliquin. S’il est venu au Canada, a-t-il avoué, c’est parce qu’ici tout est permis. Il avait obtenu une bourse de 5 000 $ pour son stage au pays.

D’abord expulsé du Cégep de Thetford Mines, il avait subi un autre renvoi de l’Université Bishop où il avait tenté sa chance au football avec les Gaiters.

Pour sa survie, Sofien Okba n’avait pas besoin de voler puisque sa mère, une Française bien nantie, lui versait 500 $ chaque semaine, pour ses «petites dépenses ».

La procédure devant le juge Dunnigan a aussi été suivie avec beaucoup d’intérêt par une représentante d’Immigration Canada, qui doit voir au respect de l’ordonnance d’expulsion à vie du Canada de Sofien Okba. Quant à ses deux complices pour l’événement à l’Université de Sherbrooke du jour de Noël, ils ont reçu des absolutions conditionnelles.

 

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